Matignon veut marquer une pause sur les nouveaux projets photovoltaïques et de remettre à plat les tarifs. Pour l’instant, cela ne concerne pas les installations à « usage domestique ».
Une centaine d’entreprises et "plusieurs milliers d’emplois" sont menacés par le moratoire de quatre mois décidé par le gouvernement sur les projets de centrales solaires, estime le syndicat des énergies renouvelables (SER) dans un communiqué publié lundi.
Plus de 350 mégawatts de panneaux solaires "en cours de construction ou engagés (matériels commandés, acomptes payés aux fournisseurs) vont être définitivement arrêtés, pour un investissement de plus d’1,5 milliard d’euros", affirme le SER dans ce communiqué.
Cela placera "leurs opérateurs en situation de défaillance, si le projet de décret est maintenu en l’état", ajoute l’organisation professionnelle qui regroupe les industriels du secteur.
"C’est, dans l’immédiat, une centaine d’entreprises qui est ainsi menacée et, d’ores et déjà, plusieurs milliers d’emplois", ajoute le SER.
Le gouvernement a décidé jeudi d’un moratoire sur les nouveaux projets de panneaux solaires, à l’exclusion de ceux des particuliers.
Dès la parution du décret, les initiateurs de projets de centrales photovoltaïques ne pourront plus se faire racheter leur électricité par EDF. Et au bout de quatre mois, ils devront déposer une nouvelle demande de rachat, à un tarif et dans des conditions encore inconnues.
Le gouvernement entend dans ce laps de temps mener une concertation pour remettre à plat l’ensemble du dispositif de soutien public à l’énergie solaire, qu’il juge trop coûteux.
Le projet de décret doit être examiné par le Conseil Supérieur de l’Energie, qui regroupe notamment des professionnels du secteur, le jeudi 9 décembre.
